C’est évident, chaque grossesse est différente, et la grossesse d’une femme ne sera pas celle d’une autre. Alors chaque ressentit est différent et surtout, tellement personnel.

Chaque trimestre est une transition vers un autre sentiment (qu’il soit de joie ou non), d’autres sensations, des douleurs parfois, des doutes, des petits tracas. Certaines vous décriront leur grossesse comme magique, certaines auront détesté ces 9 mois, d’autres encore vous répondront que chaque trimestre a été vécu différemment. Et ce qu’il faut surtout, envers vous même et envers toutes les (futures) mamans que vous croisez, c’est beaucoup de bienveillance et de compréhension.

Personnellement j’ai très mal vécu le premier trimestre pour Arthur, tout comme pour ma seconde grossesse. J’ai eu des mots durs, des pensées douteuses, j’ai beaucoup souffert physiquement comme psychologiquement mais je n’en ai pas honte et je n’ai aucune culpabilité. On culpabilise déjà suffisamment en tant que femmes dans nos vies (que ce soit dans notre rôle de mère, celui de compagne, d’amie ou dans notre job) !

Je crois qu’il faut avant tout s’écouter. Non ce n’est pas une maladie (oui parce que ça on l’entend souvent et j’imagine que ça arrive beaucoup dans le monde du travail aussi) mais certaines femmes se sentent malade, terriblement malade, épuisées, démoralisées, nauséeuses, voire même amaigries ! Il faut imaginer ce que notre corps traverse durant ces 9 mois (et après), et que lors de ce premier trimestre, tout est chamboulé à l’intérieur. Tout à coup, tout se bouscule, il faut faire de la place pour ce petit être qui va se nicher au creux de nous des mois durant, les hormones s’affolent, bref c’est un tel bombardement qu’il n’est pas anormal de paniquer en se demandant ce qu’on a bien pu faire, sans en plus en rajouter avec de la culpabilité. Personnellement, 5 ans après, alors que pourtant j’avais souffert pour Arthur, je ne m’attendais pas à revivre ces mois difficiles; j’ai pensé que comme chaque grossesse est différente, je serai épargnée pour cette deuxième ! Mais non. Alors pour être honnête j’ai regretté l’espace de quelques secondes, et je l’ai dit à haute voix, à mon compagnon, je ne m’en suis pas cachée. Imaginez-vous 1 mois et demi de nausées H24, des vomissement matins et soirs, des kilos en moins car rien ne passe et avec ça, les seules choses que vous pouvez avaler vous créent de terribles maux d’estomac. Evidemment j’ai été épuisée moralement et psychologiquement.

À côté de cela, des femmes, plus chanceuses, ne ressentent rien de tout ça et vive leur meilleure vie ! Elles sont épanouies, resplendissantes et déjà pleine d’amour pour leur progéniture. Et oui, la grossesse est injuste et n’est pas un monde merveilleux pour toutes.

Par ce petit article et ces quelques mots, ce que je souhaite c’est – au delà de vous partager mon expérience – véhiculer beaucoup de bienveillance envers les futures mamans. Vous n’aimez pas votre grossesse, et alors ? Rien ne vous oblige à aimer être enceinte, ce qui compte c’est l’amour que vous porterez à votre petit bout dès qu’il pointera le bout de son nez. Et si là encore, vous êtes de celles qui avez eu des difficultés à appréhender votre nouveau rôle, ou du mal à faire connaissance avec ce bébé qui vient chambouler votre vie, pas de culpabilité ! Etre maman (parents) ça s’apprend, pas à pas, on s’apprivoise, on apprend à aimer. Je souhaite libérer la parole sur tout cela, les préjugés, les non-dits, ce poids d’une société ou l’on doit être parfaite sur tout et tout le temps.

Avec tout mon amour, signé une (pas wonder) maman qui sait qu’il y a des jours avec et des jours sans.

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