Je ne vous ai pas fait d’article sur le second trimestre de ma grossesse car pour être honnête, il est passé crème ! On le dit souvent, dans la grossesse, le second trimestre est toujours plus doux, plus épanouissant, les maux courants du premier trimestre ne sont qu’un mauvais souvenir.

Mais depuis quelques jours, je sens de nouveau un certain « mal-être » s’installer. Ça a commencé par un manque de motivation, une fatigue dès le matin, une envie de rien. Alors quand j’ai fondu en larmes dans les bras de mon homme « pour rien », je me suis dit qu’il était temps d’extérioriser, et c’est ici que j’ai eu envie de le faire. Cela me fait du bien d’imaginer que si vous me lisez, peut-être avez-vous les mêmes sensations et sentiments, et que peut-être, je pourrai aider au moins l’une d’entre vous à se sentir moins seule, grâce à ce partage d’expérience.

Je n’ai jamais réussi à me sentir belle enceinte, j’ai eu du mal à m’habiller pour mes deux grossesses et pourtant, elles se sont déroulées lors de saisons différentes : l’été majoritairement pour Arthur, l’hiver pour bébé 2. Un vrai casse-tête pour ne pas dépenser tout mon salaire dans de nouveaux vêtements que je ne remettrai plus par la suite, pour trouver de quoi me mettre en valeur tout en me sentant à l’aise. Déjà cette partie là m’a désarmée, moi qui aime tant m’habiller et qui ai tant besoin de cela pour me sentir belle, en confiance vis à vis des autres… Je sais bien que ce n’est que partie remise, que cela ne dure pas, et qu’il faut simplement s’armer de patience. Pour autant, quand cela vient s’ajouter au corps qui change, à la cellulite et la peau d’orange qui prennent possession de nos fesses et de nos cuisses, de la fatigue incessante, des vergetures, de l’acné, du visage qui devient bouffi, des maux de dos ou encore à la difficulté de se mouvoir et que l’on marche comme une grosse « dondon », et bien ça devient compliqué de garder le côté positif 😉 … Vous devriez voir le procédé que je mets en place pour me lever du canapé et me diriger vers les toilettes, franchement je crois que même moi j’en rirai si l’on me filmait.

Et puis il y a celles auxquelles on ne peut échapper, qui nous manipulent comme des pantins, qui nous font passer du tout ou rien, de la crise de larmes aux larmes de joie, j’ai nommé : les hormones ! Elles sont présentes tout au long de la grossesse, du début à la fin, et font de nous des êtres incontrôlables (nos maris peuvent en témoigner ^^) et alors je ne vous parle pas de l’après accouchement, quand elles « chutent » selon le terme médical. Mais on aura l’occasion d’en discuter une prochaine fois …

Personnellement, lors de mes deux grossesses, me sentir femme m’a été impossible. Je suis bien placée pour savoir que les réseaux sociaux ne reflètent pas la réalité, pour autant, lorsque je vois certaines femmes enceintes qui me semblent si épanouies dans leur nouveau corps, qui s’habillent si facilement et à qui tout va : je me sens encore plus mal ! Et je sais que beaucoup de femmes (et fort heureusement) se sentent ainsi lors de leurs grossesses, certaines disent même ne s’être jamais sentie aussi bien, aussi femme. Impossible pour moi. Je ne me sens ni séduisante, ni belle, ni admirable, et pourtant merde quoi, je porte la vie : qu’y a-t-il de plus admirable ? Pour être déjà passé par là une fois, je sais bien que cela ne dure qu’un temps, que tout redevient comme avant, qu’il faut du temps pour faire et du temps pour « défaire » mais le manque de patience et ce niveau d’exigence que j’ai vis-à-vis de moi-même sont parfois plus fort que le reste.

Si vous passez par là, ce que je peux vous dire c’est qu’il ne faut pas intérioriser ce mal être, le minimiser et le taire. Il ne faut pas en avoir honte ou se dire que c’est ridicule, non il faut en parler. À qui vous voulez; une personne avec laquelle vous vous sentez en confiance. Ce soir je suis arrivée dans les bras de mon amoureux, en larmes, je lui ai tout déballé. J’ai entendu « mais Elo c’est normal de grossir lorsque l’on attend un bébé, normal d’avoir des boutons mais tu n’est pas moche, tu es belle, tu es enceinte« . Des choses que je sais mais qui m’auront fait du bien. Et puis, par le plus grand des hasards, je discutais sur Instagram avec mon ostéopathe d’un prochain rdv et c’est sorti tout seul. Elle a été maman, elle en côtoie au cabinet, elle a su simplement être « à l’écoute » (entre guillemet car nous discutions par écrit) et cela m’a simplement fait beaucoup de bien.

En parlant d’ostéopathe, sachez qu’il existe un tas de professionnels en médecine douce et bien-être, qui sont là pour vous faire du bien, soulager vos maux qu’ils soient physiques ou psychiques. Vous trouverez une liste de ces professionnels bientôt sur le blog, très vite même !

N’oubliez pas que ce que vous ressentez est tout à fait normal et que tout passe, le temps est là pour ça. Pleurez si vous avez besoin de pleurer, lâchez prise, arrêtez de culpabiliser… Moi par exemple je culpabilise beaucoup vis à vis d’Arthur, j’ai moins de force et de volonté ces derniers temps pour lui faire faire des activités, des jeux, et je cède plus facilement face à une énième demande de dessins animés et cela me peine. Mais nous ne sommes pas parfaites, et il faut savoir accepter que rien n’est figé dans la vie et que pour tout, dans la grossesse, la vie de maman, de femme, la vie pro, vous ne pourrez pas être parfaites ! Et puis, cette période que l’on vit depuis un an maintenant, ces confinements multiples, cette nouvelle vie imposée dans laquelle nous sommes impuissants, est aussi difficile à appréhender et n’arrange en rien nos états d’âmes et humeurs !

Merci de m’avoir lue, cela m’a fait beaucoup de bien d’écrire et si j’ai pu vous aider quelques secondes j’en suis ravie. Si mon ressenti fait échos au votre, si vous souhaitez que l’on en discute, n’hésitez pas à commenter cet article ou à me joindre sur mes réseaux sociaux. Je vous embrasse, prenez soin de vous !

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